(source Tribune de Genève)
Les CFF ont annoncé le 15 avril 2010 leur décision d’exercer une option pour l’acquisition auprès de Stadler Rail de 24 rames à deux étages dont 13 sont d’ores et déjà réservées pour le Regio Express Lausanne – Genève dès le changement d’horaire de décembre 2012. C’est une excellente nouvelle pour les cantons de Vaud et de Genève, qui voient les premiers effets concrets de la convention passée avec les CFF et l’OFT en décembre 2009, mais aussi pour les habitants (et employeurs) des districts de Nyon, de Morges et de l’Ouest lausannois. Non seulement ces nouvelles rames offriront 30% de places assises supplémentaires, mais leurs performances d’accélération et de freinage leur permettra d’offrir chaque heure une deuxième paire de courses. Ceci signifie concrètement et à court terme une cadence à la demi-heure dans les deux sens à Coppet, Nyon, Gland, Rolle, Allaman, Morges et Renens (voir le communiqué de presse du Conseil d’Etat).
En d’autres termes, la capacité du RE (que l’on peut assimiler à un RER lémanique et qui connecte entre eux les RER vaudois et franco-valdo-genevois) va augmenter de 160% gr ce à l’augmentation de la capacité et au doublement de la cadence. Cependant, l’amélioration de l’offre IR, ICN et IC va nécessiter des aménagements de l’infrastructure, à commencer par la capacité des gares de Lausanne et Genève d’accueillir des trains de 420 m de long. C’est pourquoi la convention cadre passée avec l’OFT énumère ces éléments et mentionne les points de croisement à Mies et Chambésy, la 3e voie Renens – Allaman, ainsi que des tronçons à trois ou quatre voies.
Des améliorations à court terme et à long terme sont donc prévues. Dans l’intervalle, le RE s’annonce comme le cheval de bataille pour l’amélioration de la desserte ferroviaire sur l’arc lémanique. Il est prévu qu’il soit prolongé jusqu’à Annemasse dès la mise en service du CEVA, mais aussi jusqu’à Aigle, puis à Sion dès que les gabarits des tunnels et des passages inférieurs auront été adaptés au matériel à deux étages.
Ce n’est bien évidemment pas pour nos beaux yeux que les CFF ont confirmé cet investissement très important (CHF 355 mios au total). C’est plutôt l’évolution de la demande qui n’a pas fini d’exploser. En 2009, on a enregistré une croissance de 5% à 7% sur les transports publics dans le canton de Vaud. C’est trois fois plus que celle du trafic routier (environ 2%). C’est surtout 4 fois plus que la croissance moyenne de la clientèle CFF (1,5%). Nul doute que ce nouveau matériel contribuera à attirer une nouvelle clientèle, confirmant la dynamique de toute une région.
Mais il faut surtout garder à l’esprit que l’on est encore assez loin d’avoir rattrapé le retard pris par rapport à Zurich, Berne ou B le en matière de développement des transports publics.

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