
Ce second billet sur mon nouveau blog m’a une fois de plus été inspiré par mon ami et grand lecteur Luc Recordon, qui m’envoie presque quotidiennement des articles sur des sujets verts dont il sait qu’ils m’intéresseront. En l’occurrence, le développement par l’Université technique de Graz d’un cube en argile imprimé en 3D et capable de rafraîchir une pièce (-7 degrés!) en évaporant de l’eau – comme on sait le faire depuis des siècles – sans consommer d’énergie électrique.
Après les épisodes caniculaires que nous avons tous subis en été 2026, une majorité politique s’est dégagée à droite pour réclamer l’installation en masse de climatiseurs dans les EMS, les écoles, les hôpitaux et partout où les électeurs pensent qu’il faut réagir contre le réchauffement climatique. Une occasion en or pour ces personnes de fustiger les positions des Verts et, de manière générale, ce que l’on désigne comme « écologie punitive ». Et, comme pour enfoncer le clou, ils et elles (mais ce sont généralement des hommes…) préconisent de relancer au plus vite le nucléaire en Suisse, afin de satisfaire ces nouvelles demandes d’électricité et montrer qu’on agit contre le réchauffement climatique!…
Alors cette idée développée à l’Université technique de Graz m’enthousiasme pour au moins trois raisons:
- Il s’agit d’une solution basée sur un phénomène physique (refroidissement par évaporation de l’eau) utilisée par les Hommes depuis des siècles, voire des millénaires, dans les régions chaudes et arides.
- La proposition est innovante et recourt à l’impression 3D pour rendre la technologie ancestrale nettement plus efficace (évitant ainsi la critique de « technophobie » et de « retour à la bougie », souvent entendue par les Verts comme moi!)
- Et son développement s’intéresse aux solutions bio-inspirées, comme l’utilisation de copeaux de bois et de champignons dans la préparation de l’argile pour créer des macro- et nano-structures dans la céramique afin de maximiser la capacité de rétention d’eau dans le matériau qui constitue les « cubes climatiseurs ».
Last but not least, l’équipe teste également d’autres mélanges de matériaux, notamment des boues provenant du lac de Neusiedl, qui doit être dragué régulièrement pour limiter son envasement. Jusqu’à présent, ces boues lacustres ont été majoritairement éliminées sans être valorisées ; à l’avenir, ces sédiments pourraient être intégrés à des procédés de construction économes en ressources, sous forme de matériau de construction durable produit par impression 3D.
Il me faut absolument les contacter pour savoir dans quels délais, dans quels régions et à quels coûts cette innovation pourrait être mise en œuvre… Comme j’ai hérité, il y a 12 ans, d’une maison en Catalogne, cela pourrait me donner des idées…
Lire l’article de Baublatt du 04.08.2026 en français (PDF, 49 Ko)
Laisser un commentaire