(source: http://www.24heures.ch/vaud-regions/deux-nouveaux-venus-s-affrontent-majorite/story/17686407)
« Depuis huit ans, le Vert François Marthaler dirige le Département des infrastructures. Durant ce temps, aucun projet majeur n’est venu sur la table du Grand Conseil pour améliorer de manière forte la mobilité dans ce canton. Il s’agit d’un constat. Alors, même si le gouvernement ne voulait pas investir, François Marthaler n’a pas fait preuve de dynamisme, il n’a pas donné d’impulsions. Si je peux comprendre qu’un Vert ne se préoccupe pas de la route, c’est inadmissible de ne pas avoir défendu les transports publics« . Voilà comment s’exprime, dans 24 Heures du 23.03.12, celui qui brigue le département que je quitterai le 30 juin prochain. Et ce n’est pas la première fois que Claude-Alain Voiblet attaque de la sorte le seul élu qui n’est pas en mesure de répliquer, faute d’être candidat. Habile, mais pas très courageux! Le candidat, qui ne siège dans les rangs UDC du Grand Conseil que depuis le 7 juin dernier, est surtout mal informé.En réalité, l’essentiel de mon engagement au cours des huit ans écoulés a concerné les transports publics et les mobilités douces, avec des résultats probants, malgré les restrictions budgétaires rendues nécessaires pour assainir les finances du Canton. Petit inventaire (pour le détail, voir les nombreux articles publiés sur ce blog sous la rubrique « mobilité durable »):
- réalisation du métro m2 et du nouveau réseau tl,
- sauvetage de l’Aigle-Sépey-Diablerets,
- crédits cadre de CHF 240 mios pour les chemins de fer privés,
- nouvelles rames pour le LEB,
- deux extensions successives de la communauté tarifaire vaudoise Mobilis,
- augmentation de CHF 100 mios de la garantie d’emprunt des tl permettant l’acquisition de nouveaux bus et trolleybus, ainsi que la modernisation de la flotte de véhicules du métro m1,
- crédit d’étude de CHF 33,5 mios pour les futurs axes forts de transports publics de l’agglomération Lausanne-Morges, retour du tram entre Renens et Lausanne et lignes de bus à haut niveau de service (BHNS),
- soutien au développement des transports publics urbains (Aigle, Morges, Yverdon, Nyon, Orbe, etc.),
- développement du RER vaudois et renouvellement des rames (Flirt et Colibri),
- réalisation de la nouvelle gare de Prilly-Malley (inauguration le 29.06.12),
- préfinancement, à hauteur de CHF 300 mios, de la 4e voie Lausanne-Renens et des points de croisement de Mies et Chambésy pour le RER franco-valdo-genevois,
- crédit d’étude de CHF 35 mios pour le développement des gares de Lausanne et Renens, la 3e voie Renens-Allaman et les voies de dépassement entre Lausanne et Genève,
- signature de la Convention VD-GE-CFF-OFT pour la réalisation du programme « Léman 2030 » (CHF 5-7 mias) visant à doubler le nombre de places assises entre Lausanne et Genève,
- octroi par le Conseil fédéral d’un transfert de crédit de CHF 1,1 mia en faveur du noeud ferroviaire de Lausanne dans le cadre du crédit ZEB,
- augmentation significative de l’offre CarPostal dans le trafic régional,
- cadence à 30 minutes du RE Genève-Lausanne-Vevey/Romont avec des nouvelles rames à 2 étages (inauguration imminente),
- …
J’en oublie certainement… L’essentiel est que tout ces projets figuraient dans la « Stratégie pour le développement des transports publics à l’horizon 2020 » validée par le Conseil d’Etat en septembre 2006. Bien avant que M. Voiblet ne s’intéresse à la politique de l’Etat en matière de transports publics…
Les CHF 325 mios provenant de la péréquation financière que le Conseil d’Etat a décidé de réaffecter aux transports vont porter à CHF 2 mias les investissements totaux jusqu’en 2018, doublant dès 2012 les budgets à disposition du DINF.
Contrairement à ce que pense M. Voiblet, les routes n’ont pas été oubliées. Toujours avec le souci de l’écologie, de la sécurité et dans l’intérêt de tous les usagers de la route, comme de l’environnement:
- rénovation des tunnels de Glion,
- inauguration de la N5,
- construction de la H144, projet exemplaire du point de vue du développement durable (CHF 100 mios, inauguration en octobre 2012),
- renforcement de dizaines d’ouvrages d’art pour offrir un réseau pratiquable par les poids-lourds de 40 t (CHF 50 mios),
- utilisation temporaire de la bande d’arrêt d’urgence entre Morges et Ecublens, permettant de conjuguer fluidité du trafic, diminution des accidents et de la pollution (CHF 35 mios),
- nouvelles jonctions autoroutières de Malley, Chavannes, Ecublens et Blécherette à l’étude (CHF 500 mios),
- défense des aménagements sur les jonctions autoroutières de l’A1 pour assurer une correspondance des bus régionaux dans les principales gares CFF,
- promesse d’un grand contournement de Morges (CHF 3 mias),
- …
Là aussi, tous ces projets s’inscrivent dans une planification à long terme pour la gestion du réseau routier adoptée par le Conseil d’Etat en octobre 2010 (RoC 2020). Ainsi, par rapport à 2005, les budgets totaux à disposition du service des routes ont été multipliés par 4!
Face à ces projets concrets, il est intéressant d’aller voir sur le site du candidat Voiblet – qui dit son ambition de reprendre le département des Infrastructures – ce qu’il propose comme vision et comme priorités (voir http://www.voiblet.ch/):
- pédagogie (retour à l’école d’avant mai 68),
- sécurité (« ferme répression », notamment des étrangers profiteurs),
- économie (diminution des ponctions fiscales ou sociales),
- migration (« stopper l’immigration incontrôlée »),
- finances (réduction des taxes et des impôts pour éviter l’hémorragie des dépenses sociales).
Pas un mot sur les transports ou les dossiers du DINF. Juste les vieilles rengaines de l’UDC zurichoise.
Que celles et ceux qui, comme M. Voiblet, pensent que l’Etat n’en fait pas assez en matière de transports votent la liste: Béatrice Métraux, Anne-Catherine Lyon, Nuria Gorrite!
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