Les comptages effectués en 2009 sur la route de Berne (entre La Sallaz et le Chalet-à-Gobet), ainsi que sur le métro m2 et les lignes de bus du nouveau réseau TL 08 montrent clairement une réduction du trafic individuel motorisé. Sur chacun des trois « écrans » de comptage, la part modale des transports publics gagne entre 3 et 7 points de pour-cent. Sur le fameux tronçon à 4 pistes entre les Croisettes et le Chalet-à-Gobet, gr ce aux deux nouvelles lignes de bus connectées au terminus du m2, le trafic motorisé diminue de 11%, alors que les usagers des transports publics augmentent de 10%. De quoi rassurer les automobilistes venant de la Broye et pour qui l’offre en transports publics est naturellement moins attractive qu’en milieu urbain.
On me rétorquera que le trafic motorisé croît sur la plateau de Ste-Catherine à l’approche du Chalet-à-Gobet, alors que les usagers de la ligne TL 62 en provenance de Moudon sont en diminution. Mais, là aussi, des efforts sont engagés pour inverser la tendance. C’est ainsi qu’au changement d’horaire de décembre 2009, des bus supplémentaires ont été engagés sur cette ligne aux heures de pointe. En outre, les correspondances au terminus des Croisettes devraient être améliorées pour minimiser l’inconvénient du changement de mode de transport entre le bus et le m2. Gageons que, même là, la situation devrait s’améliorer.
Certains relèverons encore que le P+R de Vennes est en cours de construction et que les futures 1’200 places de parc (contre 400 actuellement) vont engendrer un surcroît de trafic sur la route de Berne. C’est certainement vrai aux abords de la jonction autoroutière de Vennes, mais, entre les Croisettes et le Chalet-à-Gobet, cet effet à la hausse sera bien moins important que la réduction de 1’700 véhicules par jour observée sur la seule année 2009.
La situation par t donc claire: il faut accompagner le mouvement en donnant aux transports publics (et aux mobilités douces) les voies réservées facilitant leur progression. Même limitée à 2 voies, la route conservera une capacité largement suffisante pour supporter un trafic de 14’000 véhicules par jour. En effet, avec un tel gabarit, de nombreux tronçons de routes cantonales voient passer plus de 20’000 véhicules quotidiennement! Combiné avec une limitation de vitesse et l’implantation de ronds-points pour desservir les zones en développement, cet aménagement améliorerait considérablement la sécurité de l’un des tronçons les plus accidentogènes du réseau cantonal. J’espère que ce diagnostic pourra être partagé par une large majorité du Grand Conseil, afin qu’il adresse au Conseil d’Etat un message clair dans ce sens…

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