L’heure du choix a sonné pour la cadence au quart d’heure sur le LEB entre Lausanne et Cheseaux! Et comme souvent, le choix est difficile. La situation et les enjeux sont assez bien décrits par le jeune Frédéric Bründler, passionné des transports publics et observateur attentif du projet d’agglomération Lausanne-Morges (voir http://www.brundler.ch/avenirLEB).
D’un côté, la vision d’un RER en situation de foncer jusqu’à la gare du Flon le long d’une voie entièrement en site propre. De l’autre, la proposition d’un train-tram capable d’offrir les prestations d’un tram dès lors qu’il pénètre dans l’agglomération.
La différence entre ces deux visions est essentiellement financière. Non seulement il faudrait enterrer le LEB sur un kilomètre le long de l’avenue d’Echallens, un investissement estimé à 80 millions de francs (M. Bründler propose de le faire jusqu’à la Fleur-de-Lys dans les hauts de Prilly et à double voie SVP), mais il faudrait encore déniveler de nombreux croisements entre le rail et la route. Par exemple, avec un train dans chaque sens toutes les quinze minutes, les barrières du carrefour du Chasseur à Prilly resteraient abaissées 23 minutes sur 60! Les tenants de la vision RER verraient bien le trafic routier passer sous le LEB. Ou alors, on enterre le LEB et on construit une gare souterraine. S’il n’y avait que ça! Une forte densification est prévue tout au long du tracé Lausanne-Cheseaux et d’autres passages dénivelés seraient nécessaires pour concrétiser cette vision. Personne n’a, à ce jour, devisé les investissements nécessaires. Mais il est certain qu’ils se chiffrent en centaines de millions. Et il est inconcevable de charger encore le bateau du Projet d’agglomération Lausanne-Morges (PALM) alors que tout indique qu’il faudra, avant de déposer en décembre 2007 le projet d’agglomération auprès de la Confédération, opérer des choix drastiques en ne retenant que les projets ultra-prioritaires.
Cependant, la cadence du LEB au quart d’heure est un enjeu primordial pour le développement de l’agglomération. Dès lors, l’option train-tram s’impose si l’on ne veut pas reporter ce projet d’une génération. Il s’agit de créer un point de croisement aux environs de Prilly-Union, de gérer les passages à niveau comme on le fait pour le TSOL, de renoncer au « direct du Gros-de-Vaud », de réguler de manière coordonnée le trafic LEB et tl sur l’avenue d’Echallens, de remplacer le block de ligne et de commander le matériel roulant nécessaire. Pour cela, les financements existent. Il ne manque pour l’heure qu’une volonté politique forte…
Si ce concept remporte le succès que je lui prédis, on pourra peut-être réfléchir à une double voie sur l’avenue d’Echallens, à une cadence à 7 minutes, à un partage des voies avec un futur tramway Est-Ouest, etc.
Avant la fin de l’été, des choix devront être faits et toutes les compétences engagées vers un même objectif: offrir des cadences attractives sur le LEB, qu’on habite Romanel ou Cheseaux!
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