(source: http://www.voielibre.ch)
Dernière ligne droite pour moi, et grosse accélération en matière d’infrastructures de transport. Le canton de Vaud avait dû provisionner aux comptes 2010 CHF 325 mios pour la péréquation financière intercantonale (RPT). Heureusement, cette facture n’arrivera jamais et le Conseil d’Etat a pu réaffecter cette somme au développement des infrastructures de transport, en complément des budgets d’investissement déjà planifiés. Ainsi, entre 2012 et 2018, les moyens engagés dans ce domaine seront-ils doublés! En ajoutant les parts à charge de la Confédération et des communes, ce sont en effet CHF 1,4 milliard qui seront engagés pour adapter nos infrastructures de transport à l’évolution des besoins. Il faut encore ajouter les garanties d’emprunts accordées aux entreprises de transport concessionnaires (ETC) pour leur permettre d’acquérir du nouveau matériel roulant et les dépôts-ateliers nécessaires à leur entretien à hauteur de CHF 600 mios. Au total, ce sont bien CHF 2 mias qui seront investis en l’espace de 7 ans. Du jamais vu!
Jeudi 12 janvier 2012, j’ai pu présenter l’impressionnant panorama de ces projets (voir le dossier de presse du 12.01.12). Comme on peut le constater, le Conseil d’Etat a eu le souci de n’oublier aucune région du canton. C’est ainsi que la Broye bénéficiera d’un important programme d’amélioration de la liaison entre Lausanne et Avenches, permettant une cadence à 30 minutes à l’horizon 2018, gr ce à deux nouvelles possibilités de croisement à Ch tillens et entre Moudon et Lucens.
Comme on peut le constater, le développement du RER vaudois a la priorité. Nouveaux terminus à Grandson, La Sarraz, Cully. Amélioration de la desserte de la Vallée de Joux gr ce au réaménagement de la gare du Day, etc. Les chemins de fer privés complètent ce réseau et des investissements importants sont prévus, notamment sur le LEB (cadence 15 minutes entre Lausanne et Echallens), le BAM (cadence 30 minutes entre Morges et Bière), l’Yverdon-Sainte-Croix (cadence 30 minutes) ou le Nyon-Saint-Cergue-Moret (cadence 15 minutes entre Nyon et Genolier). L’objectif visé est assez simple: offrir une alternative efficace à la voiture pour se rendre dans les centres principaux du canton, où l’offre en transports publics urbains a été fortement développée ces dernières années.
Pour autant, les usagers de la route (automobilistes et cyclistes) n’ont pas été oubliés. CHF 135 mios supplémentaires seront investis pour entretenir, sécuriser et améliorer le réseau des routes cantonales au profit de l’ensemble des usagers: trafic individuel motorisé, cyclistes, transports publics. D’importantes requalifications routières sont par exemple prévues, notamment sur la RC 1 (route suisse). Amélioration de la fluidité du trafic aux jonctions autoroutières, création de P+R, mise sur pied d’une centrale de gestion du trafic à l’échelle de l’agglomération Lausanne-Morges, réseaux de mobilité douce, etc. Tout est fait pour mettre en oeuvre une approche intégrée et multimodale du trafic, afin d’établir les conditions d’une mobilité durable.
Même doublés, les moyens financiers engagés ne suffiront pas à satisfaire toutes les attentes. C’est ainsi que sur la période 2012-2018, la construction d’un métro m3 ou la prolongation vers Villars-Sainte-Croix de la ligne de tramway t1 ne peuvent trouver place. En effet, si ces deux projets avaient été intégrés à la planification du Conseil d’Etat à hauteur de CHF 635 mios (y compris le matériel roulant), cela aurait pratiquement signifié qu’aucun investissement cantonal n’aurait pu être engagé dans les autres régions du canton. Ces projets devront probablement être réalisés à partir de 2019.
Cela dit, il ne faudrait pas oublier les engagements très importants planifiés par la Confédération sur les réseaux nationaux (CFF et autoroutes). C’est ainsi que les CFF, avec le soutien du Conseil fédéral, prévoient d’investir CHF 1,3 mia sur le noeud ferroviaire de Lausanne et que l’OFROU prévoit l’aménagement de nouvelles jonctions sur l’autoroute de contournement de Lausanne à hauteur de CHF 500 mios, à l’horizon 2020.
Si ambitieux que puissent par tre ces investissements, il ne s’agit au fond que de se mettre à niveau de ce qui existe déjà dans les autres grandes agglomérations du pays (Zurich, Berne, B le). N’en reste pas moins que tout cela confirme une prise de conscience historique des autorités vaudoises dont je ne suis pas peu fier…
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